Papier et Effet de serre

L’industrie papetière, une éco-industrie

La lutte contre le changement climatique est l’une des préoccupations majeures de nos sociétés, en raison de ses impacts importants sur la nature et sur l’homme et des conséquences économiques et sociales désastreuses dont ce phénomène peut être à l’origine.

Consciente des enjeux de l’effet de serre, l’industrie papetière française tient à rappeler ses caractéristiques fondamentales. Elle joue un rôle original dans la lutte contre l’effet de serre, à travers les spécificités de son activité et du cycle de vie de son produit, qui s’insère de façon naturelle dans celui du carbone.

Le cycle du carbone : un cycle naturel

Le dioxyde de carbone est le principal contributeur à l’accroissement de l’effet de serre. Son origine se trouve dans la respiration des êtres vivants, qui consomment de l’oxygène, qu’ils rejettent sous forme de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. De même, les véhicules de transport, les industries… rejettent du gaz carbonique dans l’atmosphère après combustion d’un carburant en présence d’oxygène.

Ce gaz carbonique est ensuite capté, notamment par les végétaux. Par exemple, alimentée en énergie solaire, la forêt utilise du dioxyde de carbone (CO2), de l’eau et des minéraux pour croître. Au cours de ce processus naturel, appelé photosynthèse, les arbres renouvellent l’atmosphère en absorbant le dioxyde de carbone et en libérant de l’oxygène. Ils agissent donc comme des « puits » de carbone (structures qui, comme les forêts gérées durablement, fixent plus de carbone qu’elles n’en émettent), stockant le carbone dans le bois et les sols.

La lutte contre le changement climatique passe donc par une maîtrise globale des émissions du gaz carbonique, ainsi que par un accroissement de la fixation du carbone dans les « puits ».

L’industrie papetière occupe une place particulière dans le cycle du carbone

Par les matières premières qu’elle utilise et les matériaux qu’elle produit, l’industrie papetière française joue un rôle spécifique dans le cycle du carbone et donc dans la lutte contre l’effet de serre :

  • Elle utilise une matière première renouvelable, le bois, dont la récolte contribue sur le long terme à accroître la fixation du carbone par les forêts.
  • Elle produit des biens, les papiers et cartons, qui séquestrent eux-mêmes le carbone issu du bois.
  • En recyclant les papiers et cartons usagés, elle assure leur valorisation et permet, grâce à la croissance des marchés, une augmentation régulière du stock de carbone.
  • Lorsqu’il n’est plus recyclable, le produit papier-carton peut être brûlé en fin de vie. Il fournit alors une énergie « biologique » qui se substitue à l’énergie fossile. L’industrie papetière boucle ainsi son éco-cycle carbone, qui peut ensuite recommencer.

    L’industrie papetière et le cycle du carbone

    Source : CEPI, COPACEL

    NB : Ce graphique ne présente pas les émissions de CO2 de l'industrie papetière

    Comme toutes les industries, l'industrie papetière émet directement du CO2, par la consommation d’énergie nécessaire à son process. Néanmoins, consciente de sa responsabilité dans ce domaine, l’industrie papetière française a mis en œuvre depuis plusieurs années une politique visant à limiter ses émissions de CO2 par la mutation de ses sources d'approvisionnement énergétique, le recours à la biomasse et l’amélioration de ses procédés.