Les papiers et cartons sont principalement constitués de fibres de cellulose auxquelles s’ajoutent, en proportion variable, une autre macro-molécule végétale, la lignine.
Cette origine végétale confère au papier des caractéristiques remarquables vis à vis de l’environnement et de l’effet de serre.
Ainsi, le papier :
Ce caractère biogénique du carbone contenu dans le papier permet de considérer ce bien comme un concentré de carbone atmosphérique. Après prise en compte de l’humidité naturelle du papier (quelques pourcents) et des charges minérales diverses (kaolin, carbonate de calcium, permettant d’accroître la qualité de l’impression, etc…), il apparaît qu’en moyenne, une tonne de papier contient de l’ordre de 380 kg de carbone, soit l’équivalent de 1,4 tonnes de gaz carbonique.

La consommation de papiers et cartons en France s’est élevée en 2010 à près de 10 millions de tonnes, ce qui représente environ 15 millions de tonnes de gaz carbonique.
Cette consommation, qui répond à une demande croissante, conduit à la constitution d’un stock de carbone dans les papiers et cartons. En effet, la fraction des papiers et cartons consommés en France depuis le début de l’année 2010 et non détruite au jour d’aujourd’hui, ajoutée à la fraction des papiers et cartons consommés en France depuis le début de l’année 2009 et non détruite au jour d’aujourd’hui etc…permet de visualiser le stock de carbone contenu dans les papiers et cartons à ce jour.
Ce stock est constitué de carbone prélevé dans l'atmosphère et augmentant sous le double effet de la croissance, de la consommation et du recyclage des papiers et cartons, particulièrement développé dans notre Industrie.